Depuis 20 ans, le salon du Satis vit en phase avec le cinéma et la télévision. C’est ainsi qu’il fut possible de découvrir en France quelques-unes des innovations techniques les plus marquantes de ce secteur.
Dès 1984, avec le second Satis, il a été possible de découvrir les premiers lecteurs de vidéo-disques, lointain ancêtre du DVD actuel. L’édition 1985 fut marquée par l’apparition du magnétoscope portable U-matic Sony 6800, du format Betacam et de la Paintbox de Quantel. En 1986, au Satis qui déménageait du quai d’Austerlitz à la nouvelle halle de la Villette, chacun admirait la DXC 3000, la première caméra tri-tubes de Sony, découvrait le premier télécinéma, le Harry de Quantel et la naissance de la société française Getris. En 1987, Thomson était à l’honneur avec les premières images en Haute Définition et le premier téléviseur à tube plat. Ce fut également la première apparition du format Super-VHS. En 1988, les premières images Haute Définition japonaises firent leur apparition et Thomson présentait l’un des premiers moniteurs à LCD d’une résolution de 82 000 pixels !
En 1989, alors que le Satis passait de la porte de la Villette à celle de Versailles, le format D1 de BTS fut introduit en France, alors que les laboratoires Eclair faisaient l’acquisition du premier système de montage non linéaire pour le cinéma, utilisant 17 magnétoscopes Betamax et vendu pour la bagatelle de 1,5 MF ! L’année 1990 fut marquée par Kadenza, le premier mélangeur vidéo numérique de Grass Valley Group. En 1991, tous les regards se portèrent sur un étrange logiciel de montage non linéaire : l’Avid Media Composer 1, basé sur un macintosh II x, doté d’un disque dur d’une capacité astronomique de 600 Mo ! L’année 1991 fut également marquée par la naissance des SatisFecit, prix d’excellence attribué notamment à la caméra LDK 9000 de BTS/Philips et à la VidéoMachine de Fast. En 1992, eut lieu la présentation par Kodak de nouvelles barrettes CCD qui allaient aboutir à la naissance du télécinéma Spirit.
L’année 1993, alors que chacun s’interrogeait sur l’avenir réel de la Haute Définition en France, BTS introduisait son format d’enregistrement numérique D5 et une petite société canadienne s’installait à Paris : Discreet Logic. En 1994, Jean-Pierre Beauvialla renonçait définitivement à lancer son format de prise de vue cinéma en Super 9,5 mm et les SatisFecit récompensaient le Digital Studio de Softimage et le projecteur M315 G de JVC.
L’année suivante, le Satis se dote pour la première fois d’un espace Multimédia, tandis que le premier projecteur à base de puces DMD de Texas Instruments, le nView DLP 400, recevait un SatisFecit, ainsi que la station Alladin Media Printer de Pinnacle.
L’année 1996 est marquée par l’arrivée en force du standard MPEG 2, de la première présentation officielle du Spirit Data Cine et de la mise sur le marché de stations de montage non linéaire on-line comme l’Editbox de Quantel ou Fire de Discreet.
Cette année là, le jury du SatisFecit avait notamment sélectionné l’éditeur de montage portable Panasonic AJ-LT75 au format DVC Pro, le format Betacam SX de Sony et le logiciel de création 3D Studio Max, à l’époque lancé par la société Datech.
Le DVD fait sa vraie apparition en 1997 et le premier logiciel auteur, le DDD de Sonic Solutions reçoit d’ailleurs la récompense suprême, ainsi d’ailleurs que le logiciel Lightwave de Newtek. En 1998, les solutions informatiques se tournent de plus en plus vers Windows NT et jouent l’ouverture. Le DV n’est plus considéré comme un format d’amateur et le caméscope DSR 100 de Sony reçoit un SatisFecit, ainsi que le premier vidéo projecteur à technologie D-ILA de JVC. 1999 marque l’arrivée en force de solutions informatiques et le jury sélectionne la carte Matrox et le serveur Thunder de Pinnacle Systems. L’année suivante est sans aucun doute celle du cinéma numérique, avec la Palme d’Or de Cannes attribuée à « Dancer in the Dark », le premier film primé à avoir été tourné sans pellicule. Le caméscope HD Cam Cine-Alta de Sony reçoit un SatisFecit, avec le logiciel Combustion de Discreet et le synchronisateur Tektronix AVDC 100.
Enfin, l’année 2001 aura vu la récompense attribuée à la fois à une Start-up (Manréo pour la gamme Hypercast) et une société centenaire (Arri pour les Arrilaser et Arricam). Tout un symbole qui démontre que l’imagination et l’intelligence ne connaissent pas de frontières.
Au-delà de tous ces produits, ce sont les audaces techniques de certains visionnaires qui ont marqué l’histoire du Satis. Sans ces audaces, parfois méconnues, mais souvent reconnues, de belles histoires n’auraient jamais pu être racontées…